Prenez le temps de lire. C'est un article très long mais je veux traiter au mieux le sujet.
Le mur de Berlin étant le premier symbole de la guerre Froide, sa chute a suscité un engouement très important dans le monde entier. Revenons sur cet événement qui a marqué l'Allemagne et les relations internationales.
Le destin de l'Allemagne a été problématique lorsque le III° Reich capitule le 8 mai 1945.
Ce fût lors des accords de Potsdam, le 2 août 1945, que l'avenir de l'Allemagne a été fixé.
Cet accord donne tous les territoires orientaux de l'Allemagne à l'URSS. Elle occupe donc tous le Nord-Est de l’Allemagne. Le reste est partagé par les trois autres vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Cependant sa capitale, Berlin, situé à l'Est est aussi partagé en quatre pour ne pas la donner intégralement à Staline. Malgré cela les quatre zones peuvent communiquer ensemble. Par conséquent, l'Allemagne n'existe plus. Elle est occupé par ses anciens ennemis.
Malgré cette division, les États-Unis et l'Angleterre craignent que l'Allemagne tout entière tombe sous influence soviétique. Ils veulent donc reconstruire l'Allemagne avec leur idéologie c'est à dire obtenir une Allemagne démocratique, libérale et capitaliste. La France hésite car elle a des craintes face à une nouvelle puissance allemande : 3 guerres avec l’Allemagne en moins de 100 ans 1870,1914-1918,1939-1945. Le 1 janvier 1947, les zones américaines et britanniques fusionnent puis vient la zone française le 1 juin 1948. Les zones contrôlées à Berlin se réunissent aussi ce qui forment donc Berlin-Ouest. Le 24 juin le Deutsch Mark, nouvelle monnaie, et mise en service dans les zones occidentales y compris à Berlin-Ouest.
Cela accélère la division de l'Allemagne et elle est accentué avec la création de la République fédérale d'Allemagne (RFA) le 23 mai 1949 avec comme capitale Bonn. La RFA a donc sous son contrôle Berlin-Ouest et la partie occidentale de l’Allemagne. Par la suite, le 7 octobre 1949, il y a la création de la République démocratique allemande (RDA) qui est composée de la partie soviétique avec comme capitale Berlin-Est. La RDA devient donc une démocratie populaire. Khrouchtchev, successeur de Staline, veut l’intégralité de Berlin mais les occidentaux menés par les États-Unis refusent. Il décide donc de bloquer tous les passages entre Berlin-Est et Berlin-Ouest grâce à la construction d'un mur dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Ce mur surnommé le « mur de la honte » montre qu’une possible réunification est inenvisageable. Des familles vivant de part et d’autre sont séparés. Lors de la construction, des centaines de personnes vivants à Berlin-Est s’enfuient, comme Conrad Schumann, soldat soviétique, qui déserte de l’armée. Il devient célèbre grâce à une photo prise par un journaliste occidental. Fin août 1961 plus aucune communication est possible entre les deux blocs.![]()
L'Allemagne est officiellement séparée par l'Ostpolitik et par le traité fondamental du 21 décembre 1972. Cela consiste à reconnaître les annexions faites par la Pologne et l’URSS en 1945, et la RFA et la RDA se reconnaissent mutuellement. L’Ostpolitik est une politique mené par Willy Brandt, chancelier de la RFA en 1969. Il veut une relation plus pacifiste avec les pays de l’Est.
Pendant 28 ans, les allemands de l'Ouest sont séparés des allemands de l'Est par le rideau de fer et le mur de Berlin.
En 1988, Gorbatchev devient le nouveau dirigent de l'URSS. Il engage une politique de réformes de l’URSS. Il veut accorder plus de libertés. C’est pour cela qui met en place la Perestroïka (« restructuration ») et le Glasnost (« transparence »). Il veut laisser les démocraties populaires choisir leur système politique. Gorbatchev ne veut plus intervenir dans les relations des démocraties populaires et ne veut plus utiliser la force.
Au début de l’année 1989, la Hongrie, qui est une démocratie populaire, ouvre partiellement sa frontière avec l’Autriche faisant partie du bloc occidentale. Une brèche se crée donc dans le rideau de fer. Les Allemands de l’Est voient une possibilité de partir du bloc soviétique. Les ambassades de la RFA sont débordés par le nombre de Visas demandés d’où une migration massive des Allemands de l’Est en Hongrie et en Tchécoslovaquie. Il y a « plus de 1300 passages par jour, et plus de 50 000 jusqu’à fin octobre » lorsque la Hongrie a ouvert complètement sa frontière en septembre 1989. « La Hongrie a arraché la première pierre du mur » écrit Helmut Kohl dans Ich wollte Deutschlands Einheit. L’ambassade le la RFA en Hongrie doit fermé.
Cependant la plupart des habitants de RDA ne veulent pas partir. Ils veulent un nouveau système politique avec plus de libertés.
L’ouverture de la frontière entre l’Autriche et la Hongrie provoque un sentiment d’espoir parmi les allemands de l’Est. Tout commence le 4 septembre à Leipzig avec une manifestation totalement interdite en temps ordinaire en RDA. Les manifestations sont organisées dans les Églises, car c’est le seul lieu dans lequel la Stasi1 n’est pas présente. Toutes les manifestions se feront les lundis de chaque semaine car le lundi il y a une messe de la paix. Peu d’allemands sont présents par cause de possible répression faites par les policiers soviétiques le 4 septembre 1989. A la grande surprise des manifestants aucune répression a lieu. Par conséquent, de plus en plus de manifestations on lieu en RDA d’où à Berlin-Est avec une augmentation de participants à chaque rassemblements.
Le 2 octobre 1989, prés de 15 000 personnes manifestent à Leipzig. C’est la première grande manifestation.
Le 9 octobre 1989, il y a presque 70 000 manifestants à Leipzig. L’horreur a été évitée de justesse car l’ordre de tirer sur la foule avait été donné, mais les policiers soviétiques ont refusé d’obéir aux ordres. On constate donc que la fin du régime est proche parce que même les militaires n’obéissent
plus au gouvernement. Le peuple allemand scande le nom de « Gorbi » en faisant référence bien sûr à Gorbatchev car sans celui-ci les manifestations n’auraient pas lieu. Les Allemands de l’Est crient ce slogan « nous sommes le peuple – c’est à vous de partir », « Liberté» et « le peuple c’est nous » (« Wir sind das Volk »).
Le 6 novembre, la manifestation atteint le nombre de 500 000 manifestants. C’est du jamais vu dans un pays communiste allié avec l’URSS.
A Berlin-Est, la manifestation du 4 novembre mobilise aussi 500 000 manifestants. Ils demandent la démission du gouvernement. Face à la crise, une grande partie du gouvernement démissionne le 7 novembre. Schabowski évalue au nombre de 550 Allemands de l’Est par heure qui partent de RDA.
La RDA est en pleine ébullition. Les manifestations se font de plus en plus menaçantes. La possibilité de voire fin du régime communiste en RDA semble réalisable. 
Le début du mois de novembre est très mouvementé avec les allemands de l’Est en pleine révolution pacifiste grâce à leurs manifestations qui prennent de plus en plus d’importance.
Le 9 novembre 1989, à la radio diffusé en RDA, Schabowski, le nouveau responsable de l’information du Bureau politique, annonce en conférence de presse que les habitants de RDA y comprit les berlinois de l’Est pourront voyager à l’ouest par les postes-frontières. Un journaliste lui demande donc quand cela sera possible. Schabowski répond avec hésitation « pour autant que je sache...immédiatement...sans délai ». Il ne réalise pas encore de ce qu’il vient de dire. Les journalistes du monde entier divulguent cette information. En RDA, les habitants l’apprennent par les informations télévisées et se rendent aux postes-frontières. En RFA, le parlement prend connaissance de l’annonce de Schabowski et chante l’hymne nationale allemand. Il réalise que c’est un moment historique qui se passe et que la réunification de l’Allemagne semble possible. Pendant ce temps là, l’armée de l’Allemagne de l’Est ne sont pas encore au courant. C’est la panique dans l’administration. A minuit tous les postes-frontières se sont ouverts, même à Berlin.
Les berlinois de l’Est saisissent leur chance et voient ce monde occidental qui était derrière le mur depuis 28 ans. Des familles se retrouvent. C’est la première étape de la réunification d’un peuple. Le gouvernement de la RDA se demande s’il peut reprendre la situation en main. Cependant le mur ne semble plus résister à la foule. Des Berlinois de l’Est commencent à créer des brèches en plus des postes-frontières. Chaque allemand réalise ce qu’il se passe. Symboliquement la plupart des Berlinois prennent un petit morceau du mur pour réaliser ce qui se passe. Beaucoup de Berlinois de l’Est pensent que c’est éphémère. Ils croient que les frontières seront déjà rétablies le lendemain.



Suite à la chute du mur de Berlin, la RDA est en pleine tourmente. Elle réalise que c’est la fin d’une histoire de plus de 40 ans. La réunification de la RFA et de la RDA a officiellement lieu le 3 octobre 1990. Par conséquent la RFA est le régime politique choisit. L’Allemagne est donc un pays récent qui à aujourd’hui 27 ans. Mais elle doit encore faire face à son passé douloureux parce que les inégalités sociales, économiques et la différence culturelle entre l’Ouest et l’Est persistent. De plus, les allemands de l’Est souhaité un régime ni communiste ni capitaliste, ceux qui est bien sûr pas le cas parce que la RFA est un régime capitaliste.
Aujourd’hui il reste des vestiges du mur de Berlin et des postes-frontières comme le plus connu le Check Point Charlie.
Bibliographie
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